Atelier d’écriture #2

Après les prolongations, ils trouvent une fin, alors que le titre se joue aux tirs aux buts.

(une surprise vous attend à la fin de l’article)

Du lundi 29 octobre au samedi 03 novembre, les participant.e.s à l’atelier d’écriture se sont retrouvé.e.s au théâtre de la Colline pour poursuivre, avec l’autrice Eloïse Bouton, la pièce de théâtre qu’ils avaient commencé à écrire à la fin du mois d’août avec Laetitia Ajanahoun. Une fois encore, ça n’a pas été de tout repos. Nous parlerons même d’un héroïsme à toute épreuve. Chacun a su mettre en place des stratégies ingénieuses pour permettre au groupe de tenir la cadence (7 heures d’écriture par jour, ça fatigue !) :

Gilles a assuré l’approvisionnement caféiné ; Annie a fourni les gobelets ; Christiane a réchauffé l’atmosphère en obtenant une montée du thermostat. On a partagé des gâteaux (mention spéciale aux fourrés framboise de Florence et aux Oreo d’Amel). On s’est prêté des ordinateurs ; la tablette d’Annette est passée de mains en mains (Maud connaît désormais tous ses mots de passe). On a essayé de retarder le grand glissement dans la maladie de Thomas, qui a remporté le pari fou de ne contaminer personne (merci !). Delphine a accepté sans trop sourciller d’être rebaptisée Dedel par Maud, reine des surnoms. Françoise a lutté contre ces journées assises en allant courir de bon matin (10 kilomètres, on était admiratif). Ambre a préféré la sieste à la course, mais a su retrouver toute la vivacité de son esprit après la pause. Martha a été promue traductrice (c’était celle qui savait comment parlait une des personnages de la pièce, l’autrice, présente dans beaucoup des scènes, et on faisait donc souvent appel à elle). Seule ombre au tableau : Eloïse et Louise ont attesté avoir volé (sans préméditation) des stylos apportés par Fleur.

A l’arrivée, une pièce intitulée Le Tourbillon de Belleville a vu le jour (le titre a fait l’objet d’un vote très polémique le dernier jour, mais sans bourrage d’urnes.). Notre histoire réunit des figures d’habitant.e.s de Belleville dans un café emblématique du quartier, le Relais où des sujets d’actualité sont débattus, des secrets partagés, le passé glorifié par Bar, Banquette et Miroir. Francis y côtoie Yuchi tout en rêvant à Malika. Douma pose des questions de son âge (« c’est quoi un PD ? »), une journaliste cherche à faire monter l’audimat, Kader, Fatima et Joachim inventent des stratégies pour trouver un logement à Marie, SDF de la rue de Belleville. On y rencontre aussi un duo de Pépés joueurs de belote, une autrice, Nathan, Antoine, une amatrice d’art contemporain.

Le vendredi, veille de fin de stage, nous avons même eu le plaisir de proposer une lecture à une quarantaine de spectateurs enthousiastes qui s’est prolongée par un pot au bar du théâtre de la Colline. Nous n’avions alors pas encore de fin, tissée d’une main de maître.sse.s le lendemain, ce qui n’a visiblement pas empêché à l’auditoire d’apprécier ce moment de partage.

En attendant la suite des aventures de Convergence, cette trépidante semaine vous est racontée en bande-dessinée par Camille Ulrich.