De la jungle…

On ne va pas vous le cacher : la dernière semaine des vacances d’hiver a été particulièrement intense. En effet, le stage de création de décors et d’accessoires à la Villa Belleville de Convergence #2 a eu lieu, non sans rebondissements. Le lundi, premier jour du stage, on peut dire qu’on n’est pas passé loin de la catastrophe.

Sous l’effet d’un dégonflage de motivation collective, impulsé par un, probablement charismatique, pilier de groupe, les sept adolescent.e.s qui devaient venir via le centre d’animation Victor Gelez ont collectivement annulé leur venue. Chaher, leur animateur, était bien désolé, et nous aussi. Paniqué.e.s à l’idée de manquer de main d’œuvre, et cherchant une alternative à faire travailler de nuit les troupes réduites de moitié (nous y avons pensé), nous avons mis en œuvre un branle-bas de combat pour dénicher de nouveaux participant.e.s.
La Villa Belleville s’est alors transformée en call-center et Amel, Louise et Chaher ont appelé tous leurs contacts : les anciens de Convergence, les vieux de la vieille de Belleville Citoyenne, les adhérent.e.s du centre Victor Gelez, nos grands-mères, les participant.e.s aux autres ateliers. Romain Colson, responsable du théâtre à la MPAA qui portait ce stage avec nous, a aussi fait jouer son carnet d’adresse.

Heureusement, cette campagne de recrutement digne des publicités pour l’armée de l’air a porté ses fruits, et dès mardi, une ribambelle de volontaires sur-motivé.e.s a envahi la Villa Belleville pour prêter main forte au projet. Hanae, Nour et Lydia ont pris la relève du Centre d’animation Victor Gelez, sous un jour plus enfantin qu’adolescent, mais tout aussi appréciable ; Gilles, Françoise et Maud de l’atelier d’écriture ont débarqué avec des tenues de circonstances (Françoise, on gardera longtemps le souvenir de ton bleu de travail ; Gilles on n’oubliera pas non plus ton tee-shirt sans manche des espaces verts de la ville de Stains) ; Célimène et Zélie ont rameuté des copines, et même leurs parents ; Emilie et Elsa de l’atelier jeu se sont essayées à la menuiserie (la visseuse est désormais devenue une extension du bras d’Elsa). La motivation de notre équipe était telle que les menuisier.e.s ont fait des heures sup pour venir à bout de la construction du bar, aidés le dernier jour par Jean-Marc, de l’atelier de jeu… Sous les conseils avisés et l’oeil professionnel de Julie Camus, scénographe et costumière, on a donc scié, peint, cloué, modelé, dessiné, collé, pris des photos (merci Ethan !), fait des croquis.

On ne s’arrêtait que pour caresser le chat roux de la Villa Belleville, et déguster les pâtisseries que Hugues nous ramenait, les délicieux gâteaux de la maman de Célimène et Temüdjin, ou les loukoums de Djan (qu’Hanae dévorait plus vite que son ombre). Pour immortaliser ces moments, Camille Ulrich est comme d’habitude venue rendre visite aux scénographes en herbe, pour vous faire partager le tourbillon de créativité qui les a toutes et tous traversé. Voyez plutôt !